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Solution
 




La lettre suivante, retrouvée dans les trésors familiaux, revêt pour moi une importance toute particulière en ces circonstances :

" Cher ami,

Ainsi donc, me voilà réduit à l’exil, et ce n’est pas ce retour à mes terres natales qui soit de nature à me faire oublier mes chers ouvrages. Cruelle ironie du destin, qui, après m’avoir donné tant d’espoirs et de charges honorables, m’oblige à poursuivre mes recherches oublié de tous. Je passe mon temps fort tristement. Je baille et je jure toute la journée. Parfois, je m’imagine même, qu’un jour, la place de la librairie rendra hommage à l’objet de mes passions, soustrait par cette nation qui n’a su engendrer qu’un rival. Peu importe ! Les interférences de ce trublion qui porte mon surnom ne sauraient prétendre à me ravir mon affaire.
 





Je ne sais quand je pourrai revoir nos belles montagnes. Je ne les ai jamais trouvées plus pittoresques. Du reste, je caresse l’espoir que ma retraite ne durera point trop longtemps et que je pourrai bientôt travailler à nouveau ma grammaire quand je retrouverai mon appartement ou encore cette maison qui abrite ma vraie famille. Mon cœur est à vif.


"



Que le lecteur se rassure, l’histoire a montré que le séjour forcé de cette illustre connaissance n’a pas été aussi dur que le laisse supposer cette lettre.
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