La lettre suivante, retrouvée dans les trésors familiaux, revêt pour moi une importance toute particulière en ces circonstances :
"
Cher ami,
Ainsi donc, me voilà réduit à l’exil, et ce n’est pas ce retour à mes terres natales qui soit de nature à me faire oublier mes chers ouvrages. Cruelle ironie du destin, qui, après m’avoir donné tant d’espoirs et de charges honorables, m’oblige à poursuivre mes recherches oublié de tous. Je passe mon temps fort tristement. Je baille et je jure toute la journée. Parfois, je m’imagine même, qu’un jour, la place de la librairie rendra hommage à l’objet de mes passions, soustrait par cette nation qui n’a su engendrer qu’un rival. Peu importe ! Les interférences de ce trublion qui porte mon surnom ne sauraient prétendre à me ravir mon affaire.