PUER AUREAUS
Voici l’extrait d’une lettre trouvée dans les archives familiales, écrite par mon ancêtre homonyme, Jacques de Saint-Maur à son père :
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Paris, le : 29 juillet
Mon Très Cher père,
Si seulement j’avais été présent, j’aurais pu passer quelques heures à son chevet. |
J’ai quitté notre château hier pour rejoindre Paris, et ce matin, j’apprenais sa mort. Comme vous le savez, cet homme m’est doublement cher. Cela est un grand malheur pour sa famille, pour la France et pour la Science. J’ai en moi tant de souvenirs le concernant que même en ce jour maudit je ne peux penser à lui sans laisser échapper un sourire. Combien de fois je le trouvais dans sa chambre, courbé à sa table de travail : je le vois encore se lever, lors de ma première visite le jour de mes vingt-trois ans, me tendre les bras en signe d’accueil fraternel et m’embrasser. Quand j’y repense, ce génie, qui faillit devenir " tailleur de pierres ", aura eu une vie époustouflante, connaissant la gloire, la peur, les honneurs, le reniement... "